La science dit que te ronger les ongles peut indiquer que tu es perfectionniste

Vous n’arrivez pas à garder une manucure plus de deux jours ? Presser un citron peut devenir l’horreur à cause des petites peaux arrachées ? Voilà de mauvaises habitudes que de nombreuses personnes n’arrivent pas à arrêter… Et si c’était juste une question de personnalité ?

© Twilight / Summit Entertainment

Avant de lire cet article, regardez bien vos mains. Vos ongles et votre manucure sont-ils en bon état ? Peut-être les rongez-vous sans même vous en rendre compte…

Mais s’agit-il d’une simple mauvaise habitude ou d’un comportement compulsif et répétitif ?

Pour essayer de comprendre pourquoi certaines personnes se rongent les ongles plus souvent que d’autres, des chercheurs d’une université de Montréal ont observé 48 participants, dont la moitié avouaient se ronger souvent les ongles ou se mordre les petits peaux des doigts.

Qu’est-ce que l’onychophagie ?

On connaît mieux ce comportement par la description de se ronger les ongles et on le retrouve autant chez les enfants que chez les adultes. Certaines recherches suggèrent que, parmi les facteurs qui provoquent cette habitude, on trouve la frustration, l’anxiété, le stress, la solitude, l’imitation et l’ennui. Même s’il existe diverses manières de s’en débarrasser, dans la plupart des cas, on n’applique pas les bonnes méthodes.

les besoins de l’étude, le professeur et ses collègues ont étudié un univers de 48 personnes dont la moitié était affligée de ces comportements de façon répétitive. Chaque participant a été invité à prendre part à quatre sessions qui étaient destinées à créer soit un sentiment de stress, de frustration, d’ennuie ou alors de relaxation.

Les sessions de stress incluaient des choses comme regarder une vidéo d’un crash d’avion tandis que les vidéos durant les sessions de relaxation comprenaient des scènes où les vagues finissaient sur la plage. Pour les sessions d’ennui, les individus pouvaient être laissés dans une pièce seul pendant six minutes et pour les sessions de frustrations, il leur était demandé d’effectuer des tâches qui semblent facile et rapide de prime abord mais qui ne le sont pas en réalité.

Les personnes présentant des antécédents de comportements répétitifs ont rapporté une plus grande envie de se replonger dans ces comportements que ceux du groupe témoin pendant les sections d’ennui et de frustration, mais pas pendant les situations de relaxation.

« Ces résultats confirment en partie notre hypothèse selon laquelle les participants étaient plus susceptibles de se replonger dans des comportements répétitifs lorsqu’ils s’ennuyaient, étaient frustrés ou étaient mécontents plutôt que quand ils se sentaient détendus » avance le professeur.

« En outre, ils ne se replongent dans ces comportements que quand ils sont en situation de stress. Cela signifie que la condition n’est pas simplement dû à des habitudes ‘nerveuses’ », a ajouté Sarah Roberts, un autre auteur de l’étude.

A la lumière de ces résultats, les spécialistes derrière l’étude estiment que les personnes souffrant ce type de comportement pourraient bénéficier de traitement visant à réduire le sentiment de frustration ainsi que l’ennui et modifier leurs croyances perfectionnistes.

Source : science direct, doctissimo